Montpellier et autour 6 : Patrick Geddes et le collège des Ecossais
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Buste en bronze de Patrick Geddes par Charles James Pibworth - 1907 (cliché de l'auteur - avril 2023) |
Si j'avais le choix d'une autre patrie que la France, ce serait l'Ecosse. J'y ai voyagé à plusieurs reprises et il me tarde d'y retourner, encore et encore. Lors de mon dernier séjour, en avril 2023, j'ai pu constater que le souvenir de Patrick Geddes y était toujours honoré à travers un parcours de promenade dans Édimbourg qui relie plusieurs lieux de mémoire, le Patrick Geddes Heritage Trail.
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Plaque du Patrick Geddes Heritage Trail, Canongate, Edimbourg (avril 2023 - cliché de l'auteur) |
En 2009, j'ai obtenu le concours de personnel de direction de l'éducation nationale. Jeune Principal-adjoint stagiaire, je suis resté pendant deux ans en poste à Saint-André de Sangonis et j'ai suivi de nombreuses journées de formation, parfois à Nîmes mais surtout à Montpellier, dans une annexe du rectorat au Plan des 4 seigneurs, dont le nom de collège des Ecossais m'avait intrigué. Il y avait quelques panneaux retraçant l'histoire du lieu qui me firent découvrir deux premières dimensions de Patrick Geddes : l'universitaire et le pionnier de l'urbanisme. Mais ce serait bien limitatif.
Patrick Geddes, "étudiant voyageur"
Patrick Geddes est né le 2 octobre 1854 à Ballater, petite ville de l'Aberdeenshire. L'année précédente, la reine Victoria et son époux le Prince Albert avaient commencé à transformer le château tout proche de Balmoral. C'est là qu'est décédée la reine Elisabeth II le 8 septembre 2022.
Presbytérien par son éducation, Geddes en a conservé la nostalgie critique de l'ère industrielle et de ses aspects déshumanisants. Il fait ses études secondaires à Perth, avant de travailler une année dans une banque. Il étudie seul entre 1870 et 1874 la chimie, la botanique et la zoologie avant d'intégrer en 1874 le laboratoire de Thomas H. Huxley, à la Royal School of Mines de Londres. Le fameux zoologiste, dont le petit-fils est l'auteur du Meilleur des mondes, Aldous Huxley, a dit de lui "qu'il honora tous ses professeurs en les surpassant."
Francophile, comme beaucoup d'Ecossais, il est aussi francophone, ce qui est déjà moins courant. Il étudie après 1872 à Roscoff, dans le laboratoire de biologie marine qu'y avait fondé en 1872 l'académicien Henri de Lacaze-Duthiers.
Contemporain de Darwin, il publie avec J. Arthur Thompson une somme sur L'évolution des sexes en 1892. Dès 1881, il cherche à appliquer la théorie de l'évolution à d'autres champs que la biologie. Car très vite, la pensée de Geddes ne s'est pas accommodée des limites académiques classiques : guerre, démocratie, histoire, sociologie, écologie, tout l'intéresse.
Mexique, Chypre, Inde, Etats-Unis, Terre Sainte, l'universitaire a mené une carrière aussi variée dans la géographie que dans les disciplines enseignées. Zoologue à Edimbourg de 1880 à 1888, il se fait botaniste à Dundee de 1888 à 1919, puis sociologue à Bombay de 1919 à 1924.
A Dundee, son statut ne lui impose que quelques semaines de résidence par an, il en profite pour voyager dans de nombreuses villes universitaires un peu partout et à multiplier les créations plus ou moins expérimentales. A Edimbourg, il fonde les conférences internationales d'été de la School of social science and humanities (ou Summer Meeting), qui fonctionnent pendant 12 étés durant les vacances universitaires à partir de 1890. A Paris, il créé une école internationale à l'occasion de l'exposition universelle de 1900. Bien avant le programme Erasmus, il insiste sur l'importance, dans la formation des étudiants, du voyage et des échanges internationaux. A rebours d'une pédagogie livresque et magistrale, Geddes promeut une éducation pratique où les étudiants sont invités à penser par eux-mêmes et à prolonger les cours par des observations de terrain organisées en autonomie. Sa devise, c'est "by doing we learn" : c'est en faisant qu'on apprend.
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Outlook Tower, Castlehill par Kim Traynor, CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons |
A partir de 1881 il s'intéresse à l'urbanisme. En 1892, il fait rénover un bâtiment en hauteur dans le vieil Edimbourg, l'Outlook Tower, qui doit permettre de voir la ville d'en haut pour la penser dans son contexte. Aujourd'hui c'est une attraction touristique, à l'époque c'est à la fois un exemple de préservation d'un bâtiment historique en lui donnant un nouvel usage et un laboratoire innovant d'urbanisme et de sociologie. Par la suite Geddes est l'auteur d'un plan d'aménagement de Chypre en 1897 et d'un autre pour la ville de Dunfermline, dans le Fife, en 1903. En 1913, on lui doit le parc zoologique d'Edimbourg, le plan d'urbanisme d'une quinzaine de villes en Inde entre 1916 et 1924, celui de Tel Aviv en 1925.
En 1915, il publie ses théories de pionnier de l'urbanisme dans Cities in Evolution : an Introduction to the Town Planning Movement and to the Study of Civics. Dundee lui a inspiré sa théorie de planification urbaine qui cherche à mettre en oeuvre une forme de justice sociale.
Patrick Geddes et Montpellier
Le premier séjour de Patrick Geddes à Montpellier semble remonter à 1890, comme nous l'apprend un article de L'Université de Montpellier paru le 7 mars 1891 : "M. Patrick Geddes, professeur à l'Université de Dundée, en Ecosse, est arrivé mercredi dernier à Montpellier. Il est accompagné de Mme Geddes et de deux jeunes étudiantes écossaises qui s'occupent de sciences naturelles. M. et Mme Geddes ne sont pas des inconnus pour nous : déjà l'hiver dernier ils avaient passé plusieurs mois dans notre ville ; on n'a pas oublié le charmant article que Mme Geddes a écrit sur notre Université, à la suite de son séjour à Montpellier. Deux des élèves de M. Geddes, MM. Herbertson et Waite, ont également, l'un l'été passé et l'autre cet hiver, demeuré un certain temps parmi nous pour y poursuivre des études à l'Institut de Botanique. En souhaitant la bienvenue à M. et Mme Geddes, nous exprimons le souhait que ce second séjour à Montpellier, cette année-ci, leur inspire le désir d'en faire un pareil chaque année."
En 1917, sa première femme décède en Inde d'une fièvre thyphoïde.
En 1924, Patrick Geddes se fixe à Montpellier, où l'attirent le souvenir du philosophe Auguste Comte et l'amitié du botaniste Charles Flahaut, qui a été le professeur de ses trois enfants lors de leurs études à Montpellier.
Geddes chercher un terrain pour installer un lieu d'enseignement conçu selon ses conceptions. Son choix se fixe sur un morceau de garrigue caillouteux et inculte qu'il loue par bail emphytéotique à la mairie de Montpellier au prix d'un centime par mètre carré et par an. Il n'y avait pas l'eau courante, elle était apportée de la ville par les arroseuses municipales.
C'est avec des propres ressources, essentiellement les revenus de ses travaux indiens, qu'il fait ajouter à un vieux corps de fermes les bâtiments construits à partir de 1924 par l'architecte Edmond Leenhardt.
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Collège des Ecossais, photo parue en 1928 dans la Vie Montpelliéraine (BNF Gallica) |
Le collège était inclus dans un ensemble plus vaste qui comprenait aussi un pavillon des Hindous (1928), un enclos celtique, un jardin Renaissance, une allée des philosophes, un jardin japonais et un enclos des muses. Il comprend une Outlook Tower, sur le modèle de celle d'Edimbourg.
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Le jardin et le programme décoratif du collège étaient conçus comme une illustration des idées du maître.
Une visite de 1928 rapportée par Henri Martis dans un article de 1932 en décrit certains éléments. "Geddes, avant de nous raccompagner jusqu'à l'une des issues de cette propriété, respectée quoique sans porte dans ce pays de maraude, nous fit faire une excursion inoubliable à travers les jardinets étagés depuis le groupe dominant des constructions, jusqu'à la route à la base du domaine. Inoubliable excursion qui commença après la présentation du jardin de roses, aux centaines de variétés, qui venaient d’être plantées pour entourer la Maison des Indous, en construction, avec une galerie intérieure, destinée à abriter un Institut international de Recherches sur la flore méditerranéenne. Chacun des jardinets, une douzaine que nous parcourions, avait été garni d'arbustes, de fleurs d’ornement, de façon à rappeler, à dénombrer les étapes et les complexités de la connaissance, les écoles, les dilemmes du savoir et de la philosophie, les facettes de la raison. Avec une agilité d'esprit et d’élocution que ne gênait pas une prononciation bizarre du français, ce vieillard droit et agile nous fit parcourir les siècles et les systèmes, reliant les souvenirs mythologiques, la métaphysique, le pragmatisme, émaillant ses exemples de traits bien dignes d'un compatriote de Bernard Shaw et nous quittant, un peu éblouis, joyeux, excités par ce brassage intellectuel, après un « au revoir » encourageant."
A cette description du jardin, il faudrait ajouter la présence d'un champ inspiré de Jean-Henri Fabre pour l'observation des insectes, une "grotte des druides", des allées "philosophiques" qui illustrent par leur agencement différentes écoles de pensée.
Dans la salle commune se trouvait un bas relief sculpté par le fils de Geddes, "retraçant la lutte des hommes avec la nature et leur conquête de la montagne, des plaines et des rivages maritimes. Encadrant l’œuvre, des signes mathématiques étaient tracés, que notre guide expliqua : « Nous avons symbolisé, disent ces signes, l’influence du milieu sur l’homme, l’influence de l’homme sur le milieu. »"
Le domaine comprenait aussi un potager : "Sans eau, et avec le peu de terre récupérée entre les blocs de pierre extraites pour les constructions, Geddes avait fait venir sur cette garrigue abandonnée un jardin opulent, prodigue en artichauts monstrueux, en légumes et en fleurs, ordonnés pour la joie des yeux."
A partir de 1925, une vingtaine d'étudiants résident là. Le jour ils suivent les cours de l'université. Le soir ils participent aux séminaires animés par Patrick Geddes et ses invités, souvent prestigieux, et toujours très variés.
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Le collège des Ecossais vu du toit du pavillon des Hindous - juin 2012 (latelier.mb@editonet.euSous licence Creative Commons) |
La pose de la première pierre du collège des Hindous le 18 novembre 1928 entre 14h30 et 15h30 donne lieu à une fête présidée par le Recteur de Montpellier, Jules Coulet, avec discours du préfet et du maire, ponctuée de chants (dont le Auld Lang Syne) et suivie d'un thé au jardin.
La structure pourtant ne connait pas un grand succès. L'anticonformisme de Geddes heurte les milieux académiques montpelliérains qui le perçoivent au mieux comme un excentrique, au pire comme un marginal. Son remariage avec une femme bien plus jeune que lui fait jaser.
Est-ce cela qui le pousse à accepter d'être anobli en 1932 alors qu'il avait refusé cet honneur en 1912 ? Il n'est que peu de temps Sir Patrick Geddes et décède le 17 avril 1932 à 3 heures du matin, des suites d'une crise d'asthme aigue.
Le collège ne lui survit que peu de temps comme structure. En 1942, l'Etat français rachète les bâtiments aux héritiers de Sir Patrick Geddes.
Le commissariat du Languedoc des chantiers de jeunesse
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Raoul Montels au chantier de jeunesse près de Meyrueis en Lozère (1942, collection personnelle de l'auteur) |
De novembre 1940 à septembre 1943, le site accueille le commissariat général du Languedoc des chantiers de jeunesse, improvisés dans l'urgence dans l'été 1940 par le général de la Porte du Theil pour prendre en charge les 44.000 jeunes gens appelés sous les drapeaux en mai et qui n'ont pas eu le temps de combattre. La loi du 18 janvier 1941 rend obligatoire un stage de 8 mois pour tous les jeunes hommes de la zone non occupée.
Depuis le site du collège des Ecossais, ce sont 15.000 hommes qui sont encadrés, par groupement de 2000 hommes, subdivisés en groupes de 150 hommes, encadrés par un chef souvent à peine plus âgé qu'eux, comme l'a raconté le montpelliérain François Sentein dans ses minutes. En février 1941, la structure prend le nom d'Espelido, École régionale des Cadres du Languedoc (E.R.C.L.). Il s'agit de compléter la formation des jeunes chefs mais surtout de développer leur esprit de corps, normalement dans les principes de la Révolution nationale du régime de Vichy. Sauf que les parcours ultérieurs des chefs, de la collaboration opiniâtre à la résistance plus ou moins précoce, montre que ça pouvait être, selon le mot de Viansson Ponté, "tout et son contraire".
Une chapelle dédiée à Jeanne d'Arc a été construite entre 1941 et 1943. Elle est due au chef Guillemard, architecte dans le civil. Sobre, elle se caractérisait par un autel faisant face aux fidèles, ce qui n'est devenu la règle qu'une vingtaine d'années plus tard avec le concile Vatican II. La chapelle est bénie le 25 janvier 1942 par Monseigneur Brunhes, évêque de Montpellier.
Elle a été détruite depuis, comme la quinzaine de baraques provisoires, mais il reste un monument à Jeanne d'Arc.
Après la seconde guerre mondiale, l'Ecole nationale de perfectionnement du collège des Ecossais
Après guerre, les locaux du collège des Ecossais, excentrés, servent dans un premier temps de variable d’ajustement. A l’été 1946, la ville les utilise pour une école de plein air. Pour la rentrée 1946, on y créé des classes de 6e de l’enseignement technique.
Mais le projet durable est celui d’y installer des classes de perfectionnement. L’éloignement du collège des Ecossais est perçu comme un inconvénient.
Créées par la loi du 15 avril 1909, ces écoles sont les ancêtres des actuels Etablissements régionaux d’enseignement adaptés (EREA). Dans le vocabulaire du temps, qui nous paraît aujourd'hui très violent, on les destinait aux enfants « attardés ». Quelques années après la mise en place de l'école gratuite et obligatoire, le constat s'impose qu'elle ne parvient pas à apprendre à lire à une partie des élèves. Les classes de perfectionnement, dont le but initial était de prendre en charge des enfants "anormaux" auparavant destinés à l'asile, ont finalement scolarisé des élèves avec des troubles des apprentissages, instables ou déscolarisés. Ces classes deviennent des établissements de l’Etat en 1951, avec une personnalité financière et des règles de financement clarifiées en 1954. Ils sont devenus EREA en 1985 en cohérence avec la décentralisation de l’enseignement secondaire.
Les instituteurs qui y assuraient l’enseignement général devaient disposer d’un certificat d’aptitude spécial, comme les directions. En l’absence de mixité, il y a deux directions : un directeur pour les garçons, une directrice pour les filles. En 1947, le directeur est M. Arnaud, la directrice Mademoiselle Rigaud. Les salaires sont versés par l’Etat mais la ville assure une indemnité complémentaire pour la pause méridienne, de 11h30 à 14h00, en l’absence de personnels de vie scolaire.
Les enfants y recevaient un enseignement primaire puis professionnel jusqu’à l’âge de 16 ans.
La ville n’est pas propriétaire des locaux et ne devrait assurer que des dépenses annexes mais en pratique, elle assure le fonctionnement de l’établissement, bien avant la convention du 5 octobre 1957 qui fixe ses relations avec l’Etat sur ce point. Les registres de séances du conseil municipal permettent d’en suivre la vie dans le détail.
L’établissement croit régulièrement dans les années 1940 et 1950.
Le 14 novembre 1946, la ville prend à sa charge le transport des élèves, en conventionnant avec la société Les cars Favoris de M. Rodier. La convention est renouvelée au moins jusqu’en 1949, la régie municipale de transports n’ayant pas assez de véhicules et de chauffeurs pour assurer ce service.
Pour l’année scolaire 1947-1948, la structure comprend 3 classes pour 70 élèves, ce qui contrevient à la loi du 15 avril 1909 qui fixe à 15 l’effectif d’une classe de perfectionnement (20 maximum par exception). C’est donc 4 classes d’un coup qu’il faut créer pour accueillir les 108 élèves attendus à la rentrée d’octobre 1948.
En 1949, la ville achète le mobilier de deux nouvelles classes.
En novembre 1950, le collège des Ecossais obtient de la ville de lui rembourser l’achat de 300 feuilles d’examen fournies par la maison Sauramps utilisées pour les examens psychologiques subis par tous les élèves candidats à l’entrée à l’école.
En mai 1951, la ville obtient une subvention de l’Etat pour remettre en état clôtures et toitures.
En octobre 1951 sont créées deux séries de nouvelles classes, portant à 8 le nombre de divisions. Des classes professionnelles de garçons sont installées dans l’ancien garage. L’ensemble comprend un hall d’entrée, une salle de réfectoire, une salle de classe, un bureau pour le professeur chargé de l’enseignement technique, un atelier de menuiserie, un atelier de serrurerie, un magasin pour les matériaux et des sanitaires.
Les classes de filles ont aménagées dans le collège des Hindous. Au rez de chaussée, outre le hall d’entrée, on trouve une salle à manger, une cuisine d’enseignement ménager, des sanitaires avec vestiaires. Au premier étage se trouvent une galerie et une salle de classe; au second, les salles spécialisées de couture, repassage, machines à coudre et mannequins.
Le 28 novembre 1953, lors d’un violent orage sur la ville, le collège des Ecossais est frappé par la foudre et la toiture est endommagée. Il faut bâcher le bâtiment pour le remettre hors d’eau avant de faire des réparations plus conséquentes.
En mai 1956 la ville doit financer la réparation d’une machine outil combinée, dont le coût excède les capacités du budget de fonctionnement de l’école.
En février 1956, la ville accepte d'investir 12 millions de francs dans la création de nouvelles classes. Le projet est amendé dans la séance du 9 juin 1958, pour un même montant mais avec un changement de spécifications techniques.
A partir de 1965 la ville limite son intervention aux seules quatre classes primaires et les délibérations se font rares.
En 1971, l’élargissement de l’avenue de l’abbé Paul Parguel est la dernière mention de l’ENP Collège des Ecossais dans le registre des délibérations.
Depuis 1983, le successeur de cet établissement est l’EREA Jean-Jacques Rousseau, qui se trouve avenue de la colline.
J'ai fréquenté ce lien entre 2009 et 2011 dans le cadre de ma formation professionnelle de personnel de direction. J'ai gardé le souvenir de salles blanches très simples, ouvertes vers l'extérieur. Je n'avais pas conscience de la valeur patrimoniale de l'endroit, dont beaucoup d'extérieurs étaient peu lisibles et en mauvais état.
Après une tentative d'urbanisation partielle du site, les bâtiments sont protégés depuis 2013 par une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Sont concernés "en totalité, l'ensemble de l'espace de la parcelle avec ses aménagements de terrasses et jardins, ainsi que les façades et les toitures des bâtiments et, en totalité, la tour dite " outlook tower " ainsi que le monument à Jeanne d'Arc."
Depuis 2014, le plan d'urbanisme a été modifié pour être plus protecteur du site.
Une association française créée en 2017 perpétue la mémoire du génial Ecossais. Chantal Savenier a réalisé en 2018 un très intéressant reportage photographique, par un temps gris très écossais, que je vous recommande de consulter ici.
Le centenaire du collège a été célébré du 4 au 6 octobre 2024.
Article écrit à partir des sources suivantes :
- Pierre Mazier "Les chantiers de jeunesse au Plan des Quatre-Seigneurs, à Montpellier, entre 1940 et 1943", in Etudes héraultaises
- Donato Pelayo "la maison du philosophe écossais", in La Gazette n°331/332 août 1994 p. 56
- Les Études sociales : organe de la Société des études pratiques d'économie sociale et de la Société internationale de science sociale (1995), pp 19 à 39
- L'Université de Montpellier 7 mars 1891
- Henri Martis, "Patrick Geddes", in Plus loin : revue mensuelle, 1er juillet 1932, pp 9 et 10
- Site de l'association Patrick Geddes France : https://patrickgeddesfrance.org
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