Montpellier promenades littéraires : premiers éléments sur mon nouveau projet
Et si Montpellier se lisait autant qu’elle se parcourait ?
Depuis plusieurs semaines, j'ai commencé un nouveau travail qui va aboutir, d'ici un ou deux ans, à un nouveau livre de Promenades dans Montpellier. Je sors de mon quartier pour étendre ma curiosité à d'autres lieux. Le fil conducteur est cette fois celui des plumes qui ont décrit Montpellier dans leur oeuvre, leurs souvenirs et leur correspondance. Je voudrais vous inviter avec moi à parcourir Montpellier autrement, dans les pas des écrivains qui l'ont aimé ou moins aimé.
Il y a déjà eu des anthologies sur Montpellier, précieuses mais souvent partielles et qui supposent que leur lecteur est familier des lieux évoqués ou de l'auteur cité.
Parfois la citation est brève, comme Verlaine qui évoque des promenades au Peyrou tout jeune enfant. À d'autres moments le cliché menace sous la plume d'écrivains du XIXe siècle qui ne craignent pas les généralisations sur les femmes de Montpellier ou les banalités sur le Peyrou qui mérite mieux. Certains de ses morceaux de bravoure se trouvent partout, comme la quête désespérée de Stendhal pour trouver un café à sa convenance ou au moins une eau vraiment chaude pour faire infuser son thé. Mais qui a lu le journal de voyage que le philosophe Arthur Schopenhauer a rédigé en 1803-1804 ?
Vous avez dit Schopenhauer ?
Le philosophe allemand qui a notamment critiqué l'illusion amoureuse livre un regard critique mais nuancé sur Montpellier. En voici un extrait en guise d'amuse-bouche : «Je m'étais imaginé la ville de Montpellier plus belle qu'elle ne m'est apparue. C'est écœurant de se promener dans des ruelles sales, étroites et mal pavées. Dans les rues principales, les maisons sont presque toutes grandes et bien bâties. Les gens n'habitent pas de maisons particulières, mais logent dans des appartements à étages comme à Paris. Aujourd'hui j'ai parcouru la principale promenade de "l'Esplanade", je l'ai trouvée extraordinairement belle, plantée de longues rangées d'arbres. Des deux extrémités de la promenade on a une très jolie vue parce qu'on se trouve sur une hauteur. Au milieu de la place, on a érigé une haute colonne surmontée de la statue de la liberté. Quand le temps est clément, on y rencontre le monde élégant de Montpellier, les étrangers qui viennent respirer le bon air et qui passent souvent tout l'hiver dans cette ville. En ce moment, il y a surtout des Anglais qui viennent séjourner dans le midi de la France, région peu onéreuse, aussi bien pour refaire une bourse qu'une santé. En d'autres temps ils sont très nombreux. Ce rassemblement d'étrangers donne à Montpellier l'aspect d'une ville de cure ».
Dix ans avant sa disparition, voici sur l'Esplanade la colonne de la liberté. J'en profiterai bien sûr pour en rappeler l'histoire.
Un projet au long cours
D'Auguste Comte au Nestor Burma de Léo Malet, en passant par Jeanne Galzy ou la très oubliée Claire Pascal, j'ai entamé un programme de lecture et de recherche qui va m'occuper de longs mois et dont ce blog rendra compte de temps à autre.
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| Impasse Perrier, photo sur plaque de verre vers 1870 (collection de la maison Auguste Comte 1182(1) avec mes vifs remerciements à David Labreure pour son accueil) |
Conçu comme un deuxième tome, l'ouvrage sera dans la continuité graphique du premier. La couverture est tirée d'un superbe plan gravé de 1737 offert par mon frère à noël dernier.
Je continue également à compléter mes recherches sur les quartiers et il y aura des mises à jour lorsque je serai satisfait du niveau d'achèvement de mes recherches.
N'hésitez pas à me laisser vos coordonnées ici si vous souhaitez être tenu au courant, notamment au moment du démarrage de la souscription, si vous souhaitez me faire des suggestions ou bien si vous voulez partager vos lectures sur Montpellier.
Une chose est sûre, j'ai encore beaucoup de découvertes à faire et à partager sur ma ville de naissance et de coeur.




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